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Booster d'Estime

Demain, j’arrête le « Parisian way of (no) life »

1er septembre…
Cela fait une, deux ou trois semaines que nous sommes rentrées de vacances et tout redevient comme avant le départ tant attendu.
Le bronzage s’est sacrément estompé (d’ici une semaine, nous finirons chez Sephora pour acheter un nouveau tube de fond de teint), la pression au boulot se refait sacrément sentir et les douleurs lombaires avec (notre corps est bizarrement si bien pendant les vacances !), la bonne humeur quotidienne nous fait à nouveau parfois défaut et l’on recommence à faire la gueule dans le Metro…

Non, arrêtons cela et refusons le « Parisian way of (no) life !

Petit flash back.

Début août, nous étions étalées sur une serviette de plage que l’on avait mis trois minutes à bien positionner. Car oui, le bronzage est une sorte de compétition, et comme toute compétition, dispose de sa stratégie. Il faut tourner avec le soleil et tenter de rester le même temps de chaque côté pour une uniformité proche de la perfection. Les plus guerrières d’entre nous, n’hésiteront pas à aller encore plus loin en restant le maximum de fois la peau humide, car le bronzage devient plus rapide, voire à s’asperger d’un mix huile d’olive-citron, histoire de griller comme une merguez (contre indiqué bien entendu).

Chaque matin, on se réveillait heureuse de vivre et croquant la vie à pleine dent avec un planning assez difficile à tenir et des questions existentielles cruciales. Quelle plage cet après midi (car oui, le choix de la plage est extrêmement important) ? Qui vient à l’apéro ce soir ? Où va-t-on dîner ? Et surtout… corail ou jaune les tongs ??

A chaque halte au petit marché, nous passions cinq bonnes minutes à discuter avec la vendeuse pour savoir, par exemple, où acheter LA paire d’espadrille artisanale à Saint Jean de Luz, ou encore, où dégoter la meilleure cachaça de Rio, et ce malgré la queue de clients derrière nous. Mais personne ne haussait le ton car chacun ajoutait son grain de sel et l’on finissait par connaître tous les bons plans de notre nouveau terrain de chasse.

Que l’on soit partie dans le sud-ouest, en Espagne, en Thaïlande ou au brésil, c’est partout identique… Les gens se parlent et se sourient.
On se surprend à échanger avec tout le monde, à rigoler avec le beau gosse installé au comptoir, à aider une mère et ses trois enfants (dont des jumeaux en poussette… rien que pour cela il faut l’aider !) à traverser, à danser sur une table ou à gravir le sommet d’une montagne, alors que nous détestons marcher.

Mais voilà, le 1er septembre est arrivé, nous revoilà à Paris et nous redevenons ces robots abrutis par leur Iphone dans le Metro, où l’on fait tout pour ne pas croiser le regard de qui que ce soit.
Les gens nous poussent, nous ne réagissons même plus. Nous courons pour avoir le bus à temps. Nous ne tentons même pas de parler au mec à côté de nous dans notre bar fétiche car il pourrait nous prendre pour une tarée.
Nous revivons à 100 à l’heure et passons à côté de l’essentiel… L’échange !

Cependant, nous pouvons décider de changer cela !
Ce n’est pas parce que Paris est LA ville de l’anonymat, où tout le monde au final est seul, que nous devons nous transformer en handicapées des sentiments dès la porte du Hall B d’Orly Ouest franchie !

Dès maintenant, obligeons-nous durant une journée au moins à retrouver le « Mode Vacances » c’est-à-dire, sourire, parler, apprécier le moment présent, flâner, écouter (vraiment) les gens, ne pas se soucier du lendemain…
Nous ne pourrons pas faire cela de manière quotidienne au début (comment ne pas se soucier du lendemain alors qu’on a une présentation client de deux heures à tenir ?). Mais je suis sûre que si nous décidons toutes de faire cela au moins un jour par semaine, puis deux, puis trois, nous réapprendrions à être humaines malgré la violence de la vie parisienne (que l’on adore tout de même).

Dès ce soir, couchons-nous en nous programmant une excellente journée à venir. Demain, réveillons-nous un peu plus tôt pout prendre le temps d’émerger. Allons tranquillement prendre nos transports en commun sans mettre nos écouteurs et sans embarquer notre livre et regardons ce qu’il y a autour de nous. Dans les magasins, parlons au vendeur, sourions aux veilles dames (c’est plus facile de commencer par elles que par Paolo, le brésilien canon du service financier trois étages en dessous).
Et en fin de journée, changeons de trajet pour découvrir une nouvelle perspective, posons-nous sur un banc, allons boire un Perrier seule à la terrasse de ce super café ou allons au cinéma et rentrons à pied.

Retrouvons la joie que nous avions il y a encore trois semaines. Continuons à écouter nos envies et portons un nouveau regard sur l’autre. Ce n’est pas parce que nous vivons à Paris que nous devons taire ce que nous sommes !

Bonne soirée à vous

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