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Comportement féminin

Demain, j’arrête les comédies romantiques

Quelle nana ne regarde pas, seule ou avec ses copines, des comédies romantiques qui ont souvent, comme seule action, de les déprimer totalement ?

Le premier effet de ces films est de nous émoustiller.
Nous sommes face à l’écran, et pourtant, nous avons l’impression de vivre la scène en live. Nous jubilons à chaque fois que nous regardons la répétition de danse bifurquant en embrassade sauvage dans Dirty Dancing. Nous attendons avec impatience que l’acteur, sur le point de se marier avec une crétine, la quitte pour courir rejoindre l’héroïne, qui en règle générale, est en train de quitter la ville, mais bien évidemment, il réussira à arrêter l’avion avant qu’elle ne décolle. etc etc…

Vient le second effet… La déprime.
Tous ces films nous renvoient l’image du mec hyper romantique, doté d’un pouvoir de télépathie indéniable, capable de comprendre nos failles en douze secondes. Evidemment, il est beau (et blindé même s’il travaille dans l’humanitaire !) et sait, de manière innée, rassurer la fille qu’il a en face…
Le visionnage se termine souvent par un « Qu’est-ce que c’est naze ! » ou encore, pour les moins warriors, « Tu crois qu’un jour je vais rencontrer quelqu’un ? ». La réponse à cette question est : OUI !

Alors pourquoi continuons-nous à mater ce genre de films alors que nous savons très bien que l’on ne tombera jamais sur le clone de Matthew McConaughey ?

Mais nos délires vont au-delà de la comédie romantique. Cela marche aussi avec les films de super-héros…
Pour preuve : qui n’a pas rêvé de se retrouver dans au moins l’un des cinq scénarios ci-dessous :

– Etre sauvée par spiderman (fonctionne en général avec tous les films finissant par « man »)
– Perdre un duel à l’épée contre Zorro et finir avec lui dans une meule de foin (époque Antonio Banderas)
– Se retrouver coincée dans la cale d’un bateau avec Will Turner (Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes)
– Se transformer en vampire grâce à un baiser langoureux avec Brad Pitt ou Robert Pattinson (en fonction de l’âge)
– Etre rattrapée dans un quai de Métro bondé, par Crocodile Dundee, chevauchant la tête des passagers (bon d’accord, pour cet exemple, retournez 25 ans en arrière…)

Les producteurs, ayant bien compris cela, n’hésitent plus à ajouter aux films initialement dédiés aux mecs, un peu de romantisme, en témoigne le dernier exemple en date : DRIVE.
Mettez une touche d’avant-bras musclés (juste comme il faut), une pointe de bad boy et une bonne dose d’assurance (que nous rêverions de trouver chez le commun des mortels), mélangez le tout et vous obtenez… Ryan Gosling. (Le réalisateur n’oublie cependant pas la cible masculine en incluant courses-poursuites et autres scènes bien gores d’éclatement facial par paire de boots coquées ou encore un immonde enfonçage de fourchette dans un globe oculaire qui n’avait rien demandé).
Mais Ryan Gosling !!!  On a beau ne pas aimer les blonds et/ou la gueule carrée typique des américains, impossible de ne pas craquer quand on le voit avec son tee-shirt taché de cambouis, les mains dans un moteur, et son petit sourire « mine de rien »… Face à un tel mâle, nous oublierions totalement de l’engueuler pour la dixième fois « Mais bordel, t’es crade, tu ne peux pas changer de tee-shirt quand tu rentres du boulot !!!).

Car oui les filles, nous rêverions d’avoir des héros à nos côtés, mais ne nous voilons pas la face, nous sommes d’énormes chieuses. Si nous tombons sur un mec plus romantique que nous, ça ne nous convient pas. Quand nous tombons sur un gros macho, ça ne va pas non plus. S’il ne lit pas dans nos pensées, nous lui en voulons à mort (autant vous l’avouer tout de suite, un homme ne devancera que très rarement vos désirs mais il suffit de lui dire ce dont vous avez envie pour qu’en règle générale, il finisse par exaucer votre souhait… et si ce n’est pas le cas, lisez « Demain, j’arrête de tomber sur des connards »).

J’entends déjà les mecs glousser… Mais messieurs, les phrases ci-dessus vous sont aussi destinées. NON, la top model qui a fait de brillantes études, est extrêmement sociable, joue avec vous à la Playstation, est drôle, met sa tenue d’infirmière pour vous donner un Doliprane (car vous êtes sur le point de mourir) et passe la serpillère en porte-jarretelles n’existe pas… 

Les filles, il faudrait déjà que l’on arrive à savoir ce que l’on veut, car ce n’est pas en attendant patiemment (NB : le plan cul fait partie de l’attente passive, on est en 2011) que l’on réussira quoi que ce soit. Que l’on soit exigeante est une chose, et il faut continuer à l’être (je m’insurge contre les personnes nous offrant la réplique du « Si tu étais moins exigeante, tu ne serais plus célibataire »), mieux vaut être seule que mal accompagnée, et au final, il est vrai qu’on s’éclate à n’avoir de compte à rendre à personne.

En revanche, essayons tout de même de ne pas faire fuir les hommes en leur demandant ce qu’ils ne peuvent pas nous offrir.
Ils ne sont pas parfaits, mais nous non plus ! Demandez-vous ce que vous attendez vraiment d’un mec ? Qu’il comble vos manques ? Mauvaise réponse, c’est à vous de les combler. Qu’il soit une réplique de films ? Prenez n’importe quel beau parleur et vous aurez ce que vous voulez. Qu’il vous aime pour ce que vous êtes ? Oui. Mais alors aimez-le pour ce qu’il est (failles comprises) !

Les filles, réfléchissez à ce que vous voulez vraiment en terme de relation. Prenez votre temps, intéressez-vous à l’homme que vous aurez en face dans sa globalité… Vous aurez tout le temps par la suite de lui expliquer ce que vous voulez vraiment pour qu’il devienne, non pas un héros, mais tout simplement, votre héros.
Acceptez l’autre… et bon film !

 

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