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Comportement féminin

Demain, j’arrête d’appeler ma « mère juive »*

– « Allo ? »
– « Oui c’est maman, tu vas bien ma fille ? »
– « Oui, très bien et toi ? »
– « Je te dérange là, tu n’es pas avec moi… »
– « Pas du tout, maman, je suis à la maison, je t’écoute »
– « Non mais je sens bien que tu fais autre chose ! »
– « Mais non maman, je t’assure que tu ne me déranges pas. »

Tut Tut Tut Tut… Et voilà, elle vous a (encore !) raccroché au nez !

Vous vous empressez de la rappeler pour analyser le souci du moment. Si elle n’est pas au top et a besoin de se sentir à nouveau utile, vous tomberez sur la messagerie. Grâce à ce stratagème, elle saura si elle est toujours importante pour vous. Plus vous laisserez de messages, mieux elle se sentira. Si en revanche, elle répond directement (après vous avoir fait le coup du problème de réseau), c’est que son moral est plutôt bon, elle souhaitait juste vous tester, comme ça, pour le plaisir !

Dans ces moments-là, vous vous revoyez en doc Martens et Sweat Nirvana (ou Kickers, Chevignon et Teddy Smith…), hurlant à la mort : « Ma mère me saouuuuuule graaaaave ! ».

Il n’est pas rare de retrouver la mère dans le top 5 des discussions de nanas (après les mecs, le boulot, le shopping et les dernières tendances en tout genre), car, nos mères ont cette capacité à nous juger comme si nous avions quinze ans. Cependant, si nous arrêtons de nous mentir, il est vrai que le plus énervant, c’est qu’elles réussissent souvent à nous mettre face à nos erreurs et c’est sûrement cela que l’on déteste. Il suffit que nous lui présentions un mec pour qu’en deux secondes, son avis soit rendu après avoir cuisiné le pauvre pseudo gendre. Et le pire, c’est que les résultats de ses crashs test sont souvent probants. Nous décidons donc de cesser de lui présenter nos prétendants et arrêtons de lui parler des décisions hautement stratégiques que nous prendrons dans les prochains mois.
Mais voilà, nous avons beau être des supers nanas, sachant subvenir à nos besoins, overbookées par nos métiers, « gérant » tant bien que mal nos histoires de cœur, il n’empêche pas moins que si nous avons un petit bobo ou la nécessité urgente de dégoter la recette du canard à l’orange, nous sommes les premières à appeler : MAMAAAN !

Car nos mères sont formidables ! Certes, ce sont les seules capables de nous replonger en moins de douze secondes dans nos états d’adolescentes hystériques, il est vrai que sans elle, la vie serait moins belle. Elles sont capables de tout pour nous protéger, s’oublient totalement pour notre bonheur et nous aiment quoi que l’on puisse faire.
Essayons de devenir un peu plus adultes et arrêtons de leur mettre tous nos malheurs sur le dos. Elles ont fait ce qu’elles pouvaient pour nous élever, avec leurs doutes, leurs peurs et leurs angoisses d’êtres humains. Comprenons-les, elles ont l’impression d’être désormais inutiles car nous avons notre vie (alors qu’elles resteront toujours en tête de liste quand nous aurons besoin d’un cocon après une séparation, de faire garder nos enfants ou simplement quand nous aurons l’impression de nous tromper de route). Nos mères nous connaissent mieux que personne et c’est aussi pour cela que nous nous énervons, elles savent très bien quand nous sommes à côté de la plaque. Soyons indulgentes avec elles, la vie est trop courte pour passer notre temps à nous étriper.

Et n’oubliez pas qu’un jour, vous aurez peut-être vous-même une fille, qui vous en fera baver, à son tour… Courage !

Bonne fête à toutes les mamans !

* Mère juive : appellation n’ayant pas forcément à voir avec la religion. Il s’agit d’une mère aimante (mais alors vraiment aimante, de la même racine qu’aimant ou qu’aimanté). Dotée d’un forfait téléphonique incluant les appels illimités vers un numéro (le vôtre). Cuisinière émérite dont vous adorez dévorer les dernières créations mais qui n’intègre pas encore le fait que les loukoums et le couscous aux oignons confits ne font pas partie de votre régime (à noter que pendant que vous entamez la deuxième assiette de semoule, votre mère, elle, ingère des légumes à la vapeur…). La mère juive est persuadée, à tort, qu’un jour vous cesserez de l’aimer et c’est pour cela qu’elle vous traite comme si vous aviez encore deux ans. Mais cette mère vous aime et il vaut mieux être trop aimée, que pas, ou mal, aimée !

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